La demoiselle au mojito…

Image

 Ouna sexy mojito (Creative common The Culinary Geek )

PREFACE

Image

de Gustave Eiffel

Photo: Public Domain

(c’est mon blog je mets ce que je veux)

A la recherche ultime de la technique de drague absolue ?  T’as essayé Facebook et ses groupes bizarres ? T’as essayé le 737 d’Airtel (ça fonctionne encore ce truc ?) ? T’as tenté les DM cochons sur Twitter ? T’as posté des demandes « chelou » sur des blogs pas très nets avec ton numéro de téléphone ?  Et malheureusement jeune geek en manque d’attention féminine tu n’as toujours pas trouvé l’amour ?

Alors assieds-toi ouvre bien les yeux et lis bien ce qui va suivre. Ce billet pourrait très certainement changer ta vie à tout jamais.

« Ce billet de blog m’a aidé à trouver Thérèse Levasseur ». Jean-Jacques Rousseau

J’ai testé pour vous : La demoiselle au mojito

Je sors j’aime sortir, le monde de la nuit est tellement différent de celui du jour où les gens deviennent très vite ennuyeux ! D’ailleurs si j’avais une batmobile, une batcape, un batmask et une batcave j’aurai pu m’appeler Bat… attends ça c’est pour un autre billet désolé…

Donc je disais, samedi, une fois de plus je suis encore sorti, et ouais… Ce n’est pas que c’est exceptionnel et que donc je vais t’expliquer comment on fait pour sortir le soir, c’est juste que samedi j’ai essayé un truc qu’on ne voit que dans les films… Du moins je le croyais !

Non je ne te parle pas d’Avengers, ni de Rambo, ni d’Anastashatte Grosses miches et poils de quequette… Je te parle de ces films gnangans à souhait, romantiques et tout ça qu’un mec (un vrai) déteste. Tu vois dans le genre de… je suis un vrai mec je ne vais pas faire genre de t’en citer ! (Google est ton ami).

Image

Le meilleur des compilations Google!

Bref et donc qu’est-ce qu’il se passe dans ces « vrais » films ? Eh bien, quand un mec  est dans un bar et bien il offre un verre à une belle demoiselle. Ouais les moches n’en valent pas le coup ! Pourquoi ? Je ne sais pas c’est la vie… Après la mocheté est relative.

Et comme par magie, la fille et le mec se retrouvent dans un lit, dans une chambre, pour apprendre travaux pratiques à l’appui comment on fait les bébés. Et ça en même pas 5 mn, ouais dans les films le temps est aussi relatif.

Donc voilà j’ai testé tout cela pour toi et la demoiselle sera donc la demoiselle au mojito. Tu veux essayer aussi ? Suis bien ces quelques conseils peut-être efficaces… ou pas ! Je ne m’appelle pas Hitch moi tête de slip !

Choisis bien ton endroit !

Comme je le disais si bien ici, le choix de l’endroit est capital. Et si tu ne veux pas finir avec un « pipi chaud » (c’est plus joli que chaude-pisse et en passant je t’informe que le Cura7 apparemment n’existerait plus) ou deux trois millions d’Ariary en moins dans ton portefeuille qu’elle aura subtilisé, évite les endroits de cette liste.

L’endroit est donc primordial pour éviter de tomber sur Marie-couche-toi-là-pour-une-poignée-d-Ariary (Le prochain film de Rakoto Eastwood ©).

Choisis bien ta fille

Prends la jolie ! Si c’est pour casquer autant qu’elle en vaille le coup non ? Vu le prix que coûtent certains cocktails dans certains endroits.

Ensuite vérifies bien tes sources, demandes à la serveuse si ce sont des habituées. Une fille bien se ballade toujours en meute, si elle est seule c’est que c’est louche, mais bon je ne t’apprends rien non ?

Paraître louche tu éviteras!

Image

C’est sûr que si tu es sapé comme un plouc (expression piquée à ma grand-mère), ça ne marchera pas. Pas besoin de costard non plus, t’es pas là pour étaler le fric que tu n’as pas !

La tête de psychopathe tu éviteras également. Sauf si c’est de nature et là malheureux seule la chirurgie esthétique pourra t’aider.

Et pourquoi ? Parce que les parents, amis, connaissances de ces filles ont très certainement dû leur parler de ces mecs qui utilisent des  « smarties », pour arriver plus vite à leurs fins ! Sache que cette méthode je la désapprouve totalement, si t’as pas les talents d’un séducteur reste célibataire.

Gentleman tu resteras !

Les filles à ce qu’on dit aiment les gars gentils, charmants, avenants… (C’est mon dico il a beaucoup de pages). Et si tu respectes tous ces critères elles te fileront peut-être leur mouchoir… Avec ou sans morve? Va savoir…

Donc pas besoin de jouer à la brute qui fait du rentre-dedans perpétuel, la discussion pour draguer est un art que peu maîtrisent !

Joue-là Casanova et à toi la folie d’une nuit de débauche à essayer toutes les positions du KS. Par contre le « je finis en 30 secondes top chrono après deux trois coups de pompes » ne feront pas de toi un gentleman !

Voilà voilà, un jour je relirais ce billet et peut être que ce jour-là j’appliquerai tous ces judicieux conseils et je trouverai enfin peut-être la…. It’s the gnangnan style hey sexy lady…

Quittons-nous avec cet homme qui a tout compris à la vie:

Publicités

J’ai testé pour vous… une soirée dans un bar gay à Tana

Si on m’avait dit un jour que j’irai traîner dans un bar gay, j’aurai été le premier à me traiter de [ places ici l’insulte/le mot intelligent de ton choix].
Mais si c’était à refaire dans une autre vie, juste une fois, j’y retournerai oui.
Alors il ne s’agit en aucun cas d’un coming-out, non malheureusement pour mes détracteurs (dommage hein?). Ce ne sera pas non plus un billet homophobe plein de clichés (respect des autres, leurs choix de vie tout ça! ).
En passant, ce billet inaugure une nouvelle rubrique sur mon blog.< c tro kool nn ? >
Pour en venir à cette fameuse soirée, ça va donc se passer en plan à deux parties et trois sous-parties, droit quand tu nous tiens. Non je rigole il n’y aura peut-être que des paragraphes parce que de toute façon c’est plus joli.

L’endroit:
Direction un des haut-lieux des sorties nocturnes de Tana: Isoraka. Situé à côté d’un hôtel (c’est plus facile quand tu as pécho?) l’endroit ne paie pas de mine vu de l’extérieur. Mais bon il reste correct pour ce qu’on y trouve (DE LA BIÈRE ) et les prix qui y sont pratiqués (#TeamPauvre tu peux y aller).
À l’intérieur, ça reste assez classique des chaises capitonnées à la #gasy, des tables et de LA BIÈRE.
Alors donc je disais, il y a DE LA BIÈRE et d’autres cocktails qu’une jolie équipe de barmaid s’empressera de te servir. Niveau service, il est vrai qu’on passe à un niveau supérieur. Sourires, regards complices et gentillesse sont au rendez-vous. Par contre pour les regards complices évites d’y répondre sauf si éventuellement [cela ne me regardes pas].
Si t’as un petit creux, pas de soucis, on retrouve A DES PRIX RAISONNABLES (loin donc de Kudeta, CDG, Le Club et tous les autres endroits snob où tu préfères traîner #TeamRiche) toutes les cochonneries que tu peux retrouver dans un bar normal, de quartier ou d’endroits presque pareils.
Voilà à peu près l’endroit. Pour plus de détails, je t’invite à t’y rendre mais après avoir lu tout le billet.

L’ambiance
Alors tu l’auras noté pauvre pêcheur (la Bible dit que c’est péché l’homosexualité mais elle dit aussi qu’il faut sacrifier des zébus dans ton jardin pour « plaire à ton Seigneur » ou de te lapider quand tu ne respectes pas le Jour du Seigneur lol), il s’agit d’un bar gay!
Niveau ambiance c’est assez gai, folichon, rigolo si t’arrives à garder l’esprit ouvert et les fesses fermées ou les cuisses!
C’est sûr que les coincés du cul n’auront aucun intérêt à y aller ni là-bas ni sur ce blog d’ailleurs. Et ton balai enfonce le toi là où tu penses qu’il y a assez de place pour.
Apparemment, des soirées à thèmes y sont organisées. J’y étais avec un thème sur les bonbons, un truc genre « Candy night ». Un mélange de sucreries donc et une ambiance pop avec pour figure de proue du Yelle (et là tu viens d’apprendre qu’en 2013 il y a encore des gens qui écoutent Yelle). Entre deux chansons, t’as droit à du karaoke (inévitable ça met l’ambiance). Céline Dion, Sylvie Vartan que des chansons bien gaies. Obligé durant ta folle soirée, t’auras droit à deux gars (deux filles  c’est SEX) qui enlacés te chanteront à tue-tête: « Ziggy tu es mon seul ami… » Je te laisse donner ton opinion.
Les gays chantent-ils mieux que les hétéros ? Et bien non, ce n’est pas mieux. En tout les cas pas quand j’y étais. Tu retrouves les mêmes casseroles qu’ailleurs et tu rigoles parce que c’est drôle. Mais tu n’iras pas chanter non plus parce que la pluie tu préfères éviter et les duos avec des mecs ne sont pas très conseillés si tu tiens à garder femme(s?) et enfants.

Les gens
La partie sûrement que t’attendais non? Et bien franchement gay ou pas gay pas de différences qui vont te sauter aux yeux. On reste dans le classique. Et non ce n’est pas parce que tu es un mec ou une fille que tous les gays du coin vont se jeter sur toi comme des vautours sur une proie, ou que tu te trémousses sur la piste qu’obligé dix vont venir se frotter à toi (c’est comme en boîte n’y vas pas seul et pas bourré si tu n’es pas au courant de ces règles ne sors pas de chez toi passé 21heures). Ici on drague comme partout.

J’ai jamais compris les gens qui disent qu’ils voulaient devenir homo parce que c’est mieux de sortir entre filles, on se comprend, ce sera ma meilleure amie, ma confidente et mon amoureuse gnagnagna! Ça reste des humains avant tout donc oui elle risque de te tromper, oui elle va se comporter comme le pire des mecs que tu as pu rencontrer etc.

Niveau vestimentaire force est de constater que les gens portent des habits serrés. Ailleurs c’est une mode que ce soit homme ou femme. C’est juste que toi et la mode ça fait trois (comme la mode et moi aussi d’ailleurs, ce qui reste assez paradoxal).
Alors soit ils empruntent les fringues de leurs petits frères/soeurs  soit ils ne savent vraiment pas quelle taille ils font. Mais bon, passons niveau couleurs on opte pour le flashy, rose bonbon, jaune fluo, vert de chez vert… Mais il fait sombre donc tu t’enfous…
Petite note, avant de te lancer dans « CE SOIR JE RENTRE AVEC UN NUMÉRO (et plus si affinités) » fais bien gaffe. A moins qu’effectivement, tu ne veuilles tenter un [ cela ne me regardes pas]. Les filles ne sont peut-être pas des filles et les mecs ne sont peut-être pas des mecs. Oui il y a des transgenres dans la place et même avec des bons yeux (pas bourré, ni myope ni presbyte aha presse-bite) ce n’est pas forcément évident.

Petit clin d’oeil (clin d’oeil amical pas ce que tu crois hein) à un certain Jirey (non pas le DJ ex-RTA) qui m’a assez bluffé avec son air à la Rihanna, coupe de cheveux, look et tenue… mieux maquillé(e?) que la plupart des mannequins que j’ai eu l’occasion de rencontrer au détour d’une séance photo.
image

(Il/elle était beau Rihomma)

Conseils avant d’y aller
Bon tu seras intelligent et ignorer ces quelques conseils tu éviteras.

– Y aller sans quelqu’un qui fréquente les lieux tu éviteras!

Pour éviter les mauvaises surprises, comme se retrouver avec quelqu’un le matinou alors que hier soir tu étais convaincu que c’était une quelqu’une, après une nuit de débauche. Ou inversement si tu es une fille et que tu aimes vivre dangereusement.
Le quartier n’est pas trop sûr et fait état de plusieurs braquages à des heures reculées.
Et puis tu pourras lui demander à la personne qui connaît bien l’endroit, si c’est une fille ou un gars? S’il/elle est gay ou pas parce qu’il/elle te branche bien!

– Pas trop d’argent tu amèneras!

L’endroit ne coûte pas trop cher, donc non avoir 2 millions d’ariary sur toi ne servira à rien. Sauf à attirer les deux, trois « mimis  » qui n’attendent que ça. On est dans un bar, qui dit bar dit alcool et qui dit alcool dit « mimi ». Mimi du latin Mimis: inspiré du chat qui miaule pour quémander Miaou > Omeo (« donne m’en » en malgache ndlr ).

En passant si autour de toi, tu entends le mot « DOG » et que tu te demandes de quoi ils parlent fuis loin loin très loin . Comme dans d’autres milieux autorisés, le mot « DOG » ou « chien » veut dire qu’on va te faire casquer ce soir. Le pigeon ce soir c’est toi. Et tout le petit argent gagné à lécher les bottes de ton patron va partir en fumée, à nourrir et faire boire, le cousin, la cousine, le neveu, la tante le tonton de ton ami de soirée. Qui soit dit en passant n’a sûrement même pas annoncé à sa « vraie » famille qu’il était gay (à ce qu’on dit ça passe encore mal, l’homosexualité à Madagascar).

– Raisonnablement tu boiras!

Alors c’est vrai que LA BIÈRE ne coûte presque rien (Ar 3000 la bouteille) et que boire ça t’aime bien. Mais si tu ne veux pas finir avec une « démarche de cow-boy  » (expression piquée à un twitto), excès tu éviteras. Surtout, si tes potes t’ont lâché parce que s’tendroit ça commençait à les saouler. Ou encore parce que tu conduis, la prévention routière c’est maintenant.

– Quand tes amis décideront de partir tu partiras!

Qu’on se le dise, rester seul dans un endroit peu importe lequel, pour finir la soirée ça fait quand même un peu « désespéré de la life » (expression piquée à ma petite soeur de 5 ans).

– Ton dégoût tu réprimeras!

Ok! T’es ouvert d’esprit mais peut-être pas tant que ça finalement. Mais ce n’est pas parce que deux gars s’embrassent devant toi que tu vas faire la tronche d’un bonobo ou je ne sais quelle autre réaction bizarre chimique qui fait bouger ton petit corps.
Par contre si c’est deux filles, côté homme, (et vous les filles de voir deux filles qui s’embrassent langoureusement ça vous fait quoi?) disons que ça te changeras de ces deux bulgares que tu as rencontré sur ce site qui imite si bien Youtube et qui occupe les 3/4 de ta bande passante passé minuit. Mais où tu peux télécharger les vidéos en toute légalité en mode Open Bar. (Grillé!!)

Dernier détail, avant que tu te demandes si tu vas aller tester cet endroit ou pas (cap ou pas cap?), comme dans d’autres boîtes, restaurants, un lycée, bars, pubs… les toilettes sont parfois témoins de scènes que je ne suis pas trop sûr qu’elles aient signer pour ça. Avant d’y entrer donc taper tu feras!

 » Si tu ne l’as jamais fait dans les toilettes, t’as raté ta vie ». Rocco Seguela.

Niveau hygiène, c’est pas trop ça non plus les toilettes mais bon c’est toujours mieux que de partager aux riverrains du quartier tes dix litres de bières et l’odeur pestinentielle de tes déjections liquides (MAKOTA IZAY MAMANY EO).

Voilà voilà, j’espère que t’as apprécié ce petit moment « évasion » et puis si un jour tu y vas dis leur pas* que tu me connais, de toute façon ils ne savent pas qui je suis!

*Dis leur pas: encore un coup de ma petite soeur ça! :p

Joyeux anniversaire #twanapero (MAJ 01/07/2013)

1 ans! Voilà #twanapero a donc un an! A l’âge d’un an on fait encore dans ses couches, on mange encore avec les doigts, on glisse encore deux trois « areuh » dans nos courtes phrases… mais #twanapero a un an!
Un an de réunion et de decouvertes, on a peut être toujours pas réussi à faire bouger les choses à Madagascar mais tant pis… On verra bien peut-être qu’un jour…
Un an de rencontres, un an de fous rires, un an de nouvelles et d’anciennes rencontres, de jour comme de nuit!
Certains y ont rencontré d’autres y ont revu, on a mis des têtes sur des pseudos… Et puis de l’autre côté, il y a les irréductibles qui ne veulent désespérément pas montrer leurs têtes tenant à préserver envers et contre tout leur anonymat.
Mais si un an que voilà on se dit que puisse-t-il continuer, continuons à arroser, continuons à y aller, un jour peut-être on saura ce qui au fond nous motive…
Rendez-vous au prochain #twanapero

image

Twanapero: Mode de fonctionnement

Alors il y a toujours certaines personnes qui demandent comment ça marche! Et bien voila, on fonctionne de manière démocratique.
En premier lieu ça se passe sur le compte Twitter @twanapero . Tu follow et tu suis les events dessus.
Une fois par mois, @twanapero lance des questions pour savoir quel endroit te plaît le plus, quelle date te convient et quelle heure. Trois questions, qui une fois les réponses obtenues permettent de lancer un petit sondage en fonction des propositions retenues.
Une fois que tout a été décidé, les changements ne sont qu’exceptionnels.
Tu peux également interagir sur le hashtag #twanapero pour avoir les infos les plus fraîches sur le sujet!

Voilà maintenant tu sais comment ça fonctionne alors n’hésites pas à nous rejoindre et à interagir pour participer au prochain #twanapero.

Le guide des soirées nocturnes sur Antananarivo

Comment gâcher avec fracas ta soirée?

Tana est une belle ville, très belle même surtout quand tu portes tes lunettes avec aspirateur intégré. Oui parce que Tana est sale, mais peut l’être encore plus BY NIGHT. Un avantage certain pour ceux ou celles, qui voudrait absolument bousiller une soirée qui aurait bien commencé.

En effet, pourquoi finir la même soirée avec les mêmes amis, quand on est mille fois mieux avec une dizaine d’amis imaginaires?
Petit tour d’horizon donc de certains lieux marvelous, à faire pour bousiller comme il se doit une petite virée.

Le premier endroit à voir absolument en premier est incontournable (à un moment de la soirée on vous le proposera nécessairement).
J’ai cité, le Six à Antaninarenina. Autrefois haut lieu des sorties nocturnes, cet endroit devenu infâme semble être l’endroit idéal pour servir vos vils dessins. Un de ces endroits ignobles où obligatoirement vous plomberez l’ambiance festive du groupe. Y aller, est une promenade de santé, idéale pour y attraper virus et maladies auprès de ces dames ou… de ces messieurs. Un petit souvenir que vous pourrez rappeler dans vos futures conversations de SOS J’ai pas d’amis.

En remontant 30 ans plus tôt, vous y retrouverez le prestige que n’a plus la boîte suivante.

Rendez-vous donc à Indra un endroit infréquentable diront certains. Pourtant cette ambiance de marché qu’on retrouve peut être tellement riche pour mieux se séparer définitivement d’amis de toujours. A découvrir sans détour pour goûter aux plaisirs de la chaleur (nauséabonde) humaine.

Le Glacier. Un bistrot bien connu de nos grands-parents où se faire voir était à l’époque le « must ». Un atout considérable donc pour fêter comme il se doit une amitié naissante ou de longue date. Il est certain que pour faire partie du cercle pas très fermé des « unbranched », il faut absolument y passer. Petit bonus, ne prenez pas la peine de recoudre vos poches trouées, elles finiront dans le même état en sortant du cabaret.

Du côté d’Anosy, dans un endroit bien connu de tous, vit un lounge qu’il faudra absolument faire découvrir à vos amis les plus proches. Surtout, s’ils ne prennent jamais les bus malgaches, ce sera l’occasion même de leur faire goûter tous les charmes de la mêlée et des bousculades. Tout ça pour des cocktails bas de gamme dans un « pseudo » endroit haut de gamme. J’ai nommé le Kudeta. Glauque à souhait vous y retrouverez, le temps d’une bagarre de rue tous les vauriens de la capitale malgache et souvent finirez la nuit en compagnie d’une demoiselle peu fréquentable si ce n’est avec un maquillage improvisé au globe occulaire.

Notez bien qu’à chacun de ces endroits, vous devrez sûrement vous acquittez de l’impôt sur la bêtise d’avoir choisi tel ou tel lieu. D’une manière ou d’une autre on finit tous par payer…
Avec de tels choix, il est sûr que vos amis vous appelleront plus souvent pour profiter de votre talent de haut niveau de pas « night clubber ». Un talent unique idéal pour se vautrer en société.

PS: Le nom d’aucun de ces endroits n’a été modifié pour l’écriture de ce billet de blog. Ce afin de ne pas du tout préserver leur anonymat.
Un lecteur averti en vaut deux.

In da bus

Du bien commun

A l’heure où certains se réveillent, la plupart d’entre nous affrontent le vrai combat de la vie. Un combat de tous Bus à pas l'heure de pointeles instants, qui au quotidien obéit au même rituel. Un rituel des plus exigeants mais pourtant indispensable.
Ce rituel, vous le connaissez tous, tout comme moi, c’est celui du transport en commun, le bien commun. Véritable sanctuaire du « fihavanana » malgache, le bus reste en effet l’un des aspects les plus sociaux de la capitale.
Partage, émotion et contact envahissent nos débuts ou nos fins de journées et ce au quotidien. Car peu importe l’heure à laquelle tu montes dans un bus, tu auras toujours quelque chose à raconter, et partout on te répondra que c’est pour le bien commun.
Et oui partage, car ton voisin lui n’hésitera à aucun moment à te présenter ses indésirables partenaires de la nuit, entre puces et chiques ou tiques pour le côté chic. Et quand ce ne sont pas ses charmants animaux de compagnie, il te fera comprendre à force de coup de bras que la douche chez lui, c’est comme une oasis au Sahara, parfois rare, parfois un simple mirage. Et là, tu goûteras avec dégoût ses effluves matinales. A défaut, la mère de famille pressée te présentera son bébé qui a du une fois de plus mouiller ses dessous où lâcher une quelconque substance dont nous tairons obligatoirement le nom.
Et c’est ainsi que tous les matins comme beaucoup d’entre nous, tu côtoies le Tana du matin, le Tana du soir, un Tana altruiste, de ses truies et de ses cochons.
Mais le bus quoiqu’en dise reste un lieu de vie intense. Entre les rencontres insolites, comme ce jour où j’ai pu faire la conversation avec une table, les quatre pieds en l’air. Les animaux de la basse-cour qui voyagent à nos côtés, le bus reste un endroit du bien commun. Il nous conduit là où nos pieds ne peuvent plus nous porter, quand martyrisées par nos talons, on se met à boiter machinalement. Un compagnon de lutte, toujours là prêt à te conduire et à te porter tel le veau à l’abattoir.
Pourtant, c’est au détour d’un strapontin, que je pourrai croiser le regard de celui qui fera peut-être un jour un bon père pour mes enfants. Un regard croisé entre deux arrêts, de ce genre d’histoire entendue ici et là, qui en ferait rêver plus d’une.
Ou encore cet ami éphémère qui passe sans rester mais qui le temps d’un instant me fait oublier la lenteur du trajet.
Cet ami olfactif, qui sans un geste noiera les effluves suaves de cette femme qui semble être poissonnière de profession.
Et aussi, tout au long du trajet, les bons mots de certains passagers, face à un malotru quelque peu insistant, ou d’un chauffeur quelque peu mollasson, ces petits instants uniques partagés à 32. Le bien commun je vous dis, qui alimentera votre fou rire de la journée ou qui finira en coup de gueule de la semaine.
Un jour peut-être viendra où j’arrêterai de prendre le bus. Mais comment cette boîte à sardines, je peux vous le dire va me manquer alors. Témoin de rencontres anodines, d’anecdotes percutantes, ces lignes qui sillonnent nos artères polluées au fond ce sont nos bus, notre bien commun.